Le mariage pour tous, sauf pour les personnes handicapées…

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42 réponses

  1. noaneo dit :

    Bonjour,
    Il faut savoir qu’ à la retraite la personne qui touche le AAH, ne touche plus rien, doubles conséquences, une somme ne moins pour vivre mais aussi les « avantages » en moins, les réductions que l’on peut avoir parce qu’on a le AAh disparaissent.
    L’handicap est présent jusqu’ à sa mort mais le gouvernement estime qu’à la retraire il disparait. Ma mère qui est handicapé depuis 15 ans, touché le AAH, ne pouvez plus travailler, il y a 3 ans à peu près , le AAH s’est envolé pourtant peu de différence de revenus entre ce qu’elle touchait avant ‘ maintien de salaire) et sa retraite.

    • Bonjour,

      Vous avez raison, moralement il n’est pas acceptable de retirer à une personne handicapée son AAH à l’âge de la retraite, car non seulement son handicap lui, est toujours là, mais en plus, l’âge avançant, les dépenses liées à l’handicap combiné à la vieillesse sont d’autant plus importantes, et ce n’est pas la PCH qui peut prétendre compenser tous ces frais !

      Je donne quelques précisions pour les lecteurs :

      D’après l’article L821-2 du code de la sécurité sociale :

      « Le versement de l’allocation aux adultes handicapés au titre du présent article prend fin à l’âge auquel le bénéficiaire est réputé inapte au travail »

      Dans ce cas vous bénéficierez d’une retraite pour inaptitude. Tout ceci est expliqué simplement dans ce document de la carsat.

      Vous pouvez également faire une demande d’avantages supplémentaires tel que l’ASI (Allocation supplémentaire d’invalidité) pour compléter cette retraite. Si de plus votre taux d’incapacité est > 80% alors une AAH différentielle peut venir compléter l’ASI à hauteur de l’AAH à taux plein (article L821-1 du code de la sécurité sociale). En réalité un deuxième calcul de l’AAH différentielle est effectué si vous percevez par ailleurs des revenus, et c’est le résultat minimum entre ces 2 calculs qui détermine l’AAH différentielle versée. (cf. circulaire 357 notes juridiques de septembre 2009 de l’APF, page 9). Pour un taux d’incapacité > 80% une retraite d’AAH à taux plein est donc assurée. Mais pour prétendre à cette AAH il faut avant tout faire valoir ses droits sur toutes les autres prestations de retraites liées à la vieillesse (ASI,PI,etc), car l’AAH est subsidiaire aux autres ressources. Sachez également que des dispositions permettent aux personnes handicapées d’avancer l’âge légal de la retraite de quelques années.

      Concernant la retraite et l’AAH d’autres informations sont disponibles sur le site handroit.

      Enfin terminons par signaler qu’en effet la perte de l’AAH à la retraite entraine celle des avantages vis à vis de l’imposition, puisque les bénéficiaires de l’AAH sont exonérés des taxes foncière et d’habitation

      • Fifi dit :

        Bonjour,
        A noter, en parlant de la retraite que pour la pension de réversion, la majoration de retraite anticipée de l’assuré handicapé n’est pas prise en compte pour le calcul de la pension reversée, le cas échéant, au conjoint survivant.
        C’est à dire que la personne handicapée peut partir plus tôt que l’âge normal à la retraite et bénificier de la retraite à taux plein si elle a travaillé suffisament longtemps mais l’éventuel conjoint survivant subira des pénalités. C’est encore une méthode pour faire « payer » le conjoint de la personne handicapée après le décès de celle-ci.

  2. Leclercq dit :

    Je vais être grossier mais c’est un putain d’article. Article complet, travaillé et sans bavures. Bravo.

    Il devrait être lu par tous les bénéficiaires de l’AAH et leur conjoint. Beaucoup ignore l’abattement sur les revenus du conjoint et se retracte au moment de se déclarer en couple. C’est un fléau social en France et au vu des réponses des gouvernements qui se succède et malgré des lettres sans réponses que j’ai moi même rédigée, c’est un silence radio ou des réponses approximatives, infondées ou tout simplement ahurissantes qui reviennent.

    L’espoir que les choses changent a du vraiment motiver la rédaction de cet article que je partage 🙂

  3. JEANNE-ROSE dit :

    Je viens de découvrir ton bloc oui je suis horifiée quand je vois que les allocations familliales sont maintenues aux gens qui touchent moins de 6000€ en couple. Pourquoi ces barêmes ne sont ils pas au moins les mêmes pour le calcul de l’allocation adulte handicapé bien que toute personne handicapée à droit à son indépendance financière et devrait avoir droit à se marier avec qui elle veut.
    Moi il y a 2 ans j’ai perdu 200€ par moi sur mon allocation car mon mari avait fait des heures supplémentaires pour que la fin de mois soit moins dure eh bien quelle surprise ces heures n’étaient pas imposables mais la c.a.f en tenait compte pour le calcul de a.a.h Donc travaillez plus pour gagnez plus eh bien pour mon couple mon mari à gagner 500€ sur l’année et moi j’ai perdu 2400€ car j’ai perdu le complement et 35€ sur A.A.H Merci encore pour ton blog

  4. HERMET dit :

    Oui, il y a double-peine, déjà que l’handicap est difficile à supporter, et il est humiliant de devoir dépendre de son compagnon. Cette loi n’est pas humaine, parmi tant d’autres, je ne pense pas que ça changera hélas.

    En ce qui me concerne, vient s’ajouter également les conditions de logement inhumaines, sans même savoir s’il me sera possible d’en changer, face à l’indifférence de la maladie, qui est encore plus fragilisée, par les nuisances sonores du voisinage que je subis chaque jour, + leurs méchancetés de toutes sortes, voir menaces !

  5. Juliette dit :

    Bonjour,
    Je viens de lire votre article et je le trouve particulièrement exhaustif et intéressant. Je me suis complètement retrouvée dans la situation du conjoint qui doit assumer la personne handicapée et la difficulté de dépendance que vit mon conjoint vis-à-vis de moi est également bien explicitée.
    Dans les faits, cela fait 7 ans que l’on est ensemble et on a une petite fille de 3 ans.
    Récemment, 3 banques nous ont refusé un prêt pour l’achat d’une maison en location-accession alors que sur le plan de financement de l’organisme qui gère cette opération, la mensualité passait sans problème, nous n’étions endettés qu’à hauteur de 30% (alors que l’on peut aller jusqu’à 33%). La raison qui nous a été invoquée était que l’AAH étant insaisissable, si nous venions à ne plus payer, la banque ne pourrait prélever que 33% de mon revenu ce qui ne couvre que 75% de la mensualité. Et tout ça sans même une étude de dossier qui aurait montrée que nous n’avons jamais eu aucun impayé de loyer ni autre alors que nous sommes déjà en maison(certes HLM mais avec un loyer plus conséquent qu’en appartement).
    Et, pas plus tard que ce jour, j’ai du refuser une augmentation de 300€/mois qui aurait porté mon salaire au-delà du plafond de l’AAH. Mon conjoint n’aurait donc plus rien perçu ce qui, en plus de l’annulation du bienfait de cette augmentation, aurait encore ajouté à son mal-être puisqu’il aurait été totalement dépendant de moi alors qu’actuellement il touche encore un peu d’AAH. Sans compter la hausse d’impôt qui s’en serait suivie.
    Je n’aurais jamais imaginé un jour devoir refuser une augmentation ! Voilà où en est le système français aujourd’hui pour un couple valide-handicapé, honnêtement déclaré.
    Dans ce contexte, je comprends aisément que certains fraudes et ne se déclarent pas en couple.
    J’espère que pour les futures générations les lois vont évoluer car c’est vraiment intolérable. La personne handicapée comme le conjoint valide se sentent pénalisés simplement de vouloir vivre ensemble et il n’est pas permis d’envisager des projets de couple comme l’achat d’une maison au vu de la peur-panique que cela génère auprès des banques. Couple handicapé-valide condamner à n’avoir que le droit de survivre…

  6. yazid dit :

    moi j’ai lu le blog 1 milliers de fois mais pourquoi la caf ne dit pas la meme chose

    moi je touche l’aah et ma femme vient de trouver un emploi pour un salaire de 1130 € par mois net, y’en a qui me disent votre aah va diminuer peut être, y’en a nonje comprend plus rien.
    je leur ai dit que j’ai un enfant et que ma femme ne dépasse pas le plafond

  7. Jess dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article qui résume toute la souffrance de mon couple et un gros choc, car nous savons depuis quelques mois que nos revenus vont fortement diminuer à cause de ce calcul complètement … disons, stupide. Des millions de gens sont dans la précarité à l’heure actuelle et il est facile pour les politiques de se dédouaner, en nous faisant gentillement comprendre que, pour d’autres, c’est pire. Ben oui, au moins l’un de vous deux travaille, de quoi vous plaigniez-vous ? (Une petit pensée en préambule, tout de même, pour bon nombre de gens qui sont dans d’autres « cases » administratives mais subissent eux aussi la barbarie des plafonds…)
    Pour confirmer vos dires, voici notre situations. Nous sommes en couple depuis 10 ans, avec un enfant de 7 ans. Nous nous sommes rencontrés alors que j’étais étudiante et je dois dire qu’ à l’époque, nous avions un niveau de vie correct (ce qui est un comble… mais le système veut ça !). Mon conjoint a tenté de reprendre un boulot mais n’a pas pu continuer, handicap et employeurs peu compréhensifs obligent.
    Sauf que… En 2012, après un premier boulot payé au lance-pierre, je décide de chercher un job de cadre. Par « chance » à l’heure actuelle, j’en dégotte un, dans une ville voisine. Nous déménageons donc (frais + tout ce qui s’ensuit en termes psychologiques pour mon conjoint qui est handicapé psychique). J’avoue ne pas avoir raisonné en terme de calculs savants, étant persuadée à l’époque que l’État serait reconnaissant des gens qui essaient de se démener pour améliorer leur situation…lol, je pense surtout que j’ai fait un blocage, je n’ai pas voulu savoir. Nous menons tout de front malgré une suspicion de fibromyalgie qui vient aggraver la pathologie de ma moitié. Nous perdons déjà le « bénéfice » APL + exonération d’impôts locaux, mais ok, no soucy, cette perte est tout à fait normale : quelque part nous étions « fiers » de pouvoir constater que grâce à nos efforts, nous pouvions enfin sortir un peu la tête du système et même contribuer à l’effort collectif.
    Mais en mars 2014, horreur, nous appliquons le fameux calcul : en février 2015, mon chéri ne percevra plus qu’un tiers de son allocation actuelle. J’ai cru que j’allais complètement dévisser, entre le rythme intense de mon nouveau travail, les problèmes de santé de mon homme, et les tensions face à cette perspective terrible : tu as dépassé le plafond, tu as fauté ! Et si t’essaies de gagner plus, gare à toi ! Chaque centime te sera repris ! Pour moi, ce n’est ni plus, ni moins que de la confiscation : qui accepterait de perdre 75% de son revenu sur la seule base de l’augmentation de celui de son conjoint, sans avoir de possibilité future de reprendre une activité ? Car comme vous le soulignez, une majorité d’handicapés n’a que peu d’espoir de reprendre un temps plein ou un temps partiel même minime, surtout avec un marché du travail complètement décati.
    Je comprends tout à fait ce que peut ressentir le personne handicapée, qui a l’impression d’être un assisté « total », comme vous le décrivez… puni pourquoi ? Pour avoir rencontré quelqu’un ? Et croyez-moi, ce n’est pas facile pour le quelqu’un en question, en étant femme qui plus est, de devoir se dire : de toute façon si je gagne un peu plus, ben… on va lui couper encore un peu plus. Donc soit je gagne vraiment, vraiment beaucoup plus, soit on y perd…
    En admettant que l’on stabilise la situation, en lisant le commentaire de Juliette (qui ne m’étonne malheureusement pas), je suis également très pessimiste sur le fait que nous puissions acheter notre logement un jour, c’est-à-dire vivre la vie de M. toutlemonde. A moins que je ne gagne un salaire… de ministre !?

    Merci encore à vous pour cet article impeccable.

    • Aurelia dit :

      Je ne vois pas ce que cela change que le conjoint qui travaille soit un homme ou une femme (et dans les couples de même sexe dans ce cas?), mais sinon, ces passages résument exactement mon ressenti (je suis la personne valide de mon couple):

      « Et croyez-moi, ce n’est pas facile pour le quelqu’un en question, en étant femme qui plus est, de devoir se dire : de toute façon si je gagne un peu plus, ben… on va lui couper encore un peu plus. Donc soit je gagne vraiment, vraiment beaucoup plus, soit on y perd…
      En admettant que l’on stabilise la situation, en lisant le commentaire de Juliette (qui ne m’étonne malheureusement pas), je suis également très pessimiste sur le fait que nous puissions acheter notre logement un jour, c’est-à-dire vivre la vie de M. toutlemonde. A moins que je ne gagne un salaire… de ministre !? »

      Malheureusement, les politiques semblent déconnectés du réel et les personnes valides (moi incluse!) n’ont souvent pas conscience des difficultés des personnes handicapées avant d’être confrontées au handicap dans leur sphère personnelle.

  8. patrick dit :

    Bonjour Kevin, bravo pour ton article lié a l’allocation adulte handicapé, il est très très bien constitué et j’espère également un jours que le traitement de cette allocation soit vue d’une autre façon, de manière a ce que les couples vivent au mieux leur unions . meilleurs voeux 2015

  9. Béa35 dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce tour de la question très documenté et sérieux.
    Que penseriez-vous de cette solution :
    l’AAH devient imposable. Les personnes qui ne touchent que l’AAH seraient en-dessous du plancher d’imposition, donc ne paieraient rien.
    Pour un couple dont l’un travaille, l’AAH serait imposée au même taux que l’ensemble des revenus du ménage : la perte serait bien moindre que dans le système actuel, et elle serait proportionnelle à la réalité des revenus du couple. La personne handicapée conserverait son indépendance financière, et donc sa dignité dans le couple.
    En cas de séparation, pas besoin de refaire tout le dossier, etc., la personne redeviendrait non imposable.
    En fait cela reviendrait à considérer que l’AAH est, comme un salaire, indépendante des revenus du conjoint, mais entrant dans le calcul des revenus du ménage.
    Encore merci pour cet article, le meilleur sur la question à ma connaissance pour l’instant.
    La question est : comment pouvons-nous agir ?

  10. Marcilly Nathalie dit :

    je suis divorcée et vis avec 2 de mes enfants qui touchent intégralement la pension alimentaire versée par leur père. Nulle part, je n’ ai lu que les enfants comptaient dans les calcul de l’ AAH. Cependant mon AAH va etre reduite de 300 Euros a partir du 01/02/15.. Pouvez vous m’ expliquer le pourquoi du comment ? Aucun de mes enfants ne versent quoique ce soit. Ma fille fille me rembourse 100 Euros. Je ne fraude pas, mais j’ avoue que vous tentez les gens. Je ne peux vivre avec quelqu’ un mais que viennent faire mes enfants dans l’ histoire ?
    Merci de m’ expliquer en détail votre mode de calcul.

  11. Thomas dit :

    tiens, tu ne nous ferais pas un petit peu de pub pour le revenu de base, avec un sujet comme ca ? 🙂

    https://www.youtube.com/watch?v=Uq9aPEVjV5k

    • Bonjour Thomas,

      L’objectif de cet article est avant tout de faire état d’une situation inadmissible : la dépendance financière de la personne handicapée vis à vis de son conjoint, induite par le fonctionnement de l’AAH. Constat que l’on peut effectivement étendre à d’autres prestations sociales comme le montre ta vidéo. Il serait intéressant dans les cas que vous avez traités pour le RSA, de comparer la perte de 249 euros induite par l’officialisation de leur union (valable uniquement pour le mariage ou au même titre que l’AAH valable pour le concubinage?) au « gain » sur le logement par exemple. En effet Mr X et Mlle Y gagnent chacun 439 euros de RSA par mois et payent chacun un appartement à 400 euros par mois, puis ils décident d’emménager ensemble dans un appartement plus grand à 600 euros. Il touche maintenant le RSA couple : 629 euros par mois pour deux, soit 315 euros chacun. Ils ont donc chacun perdu 439-315=124 euros de prestation sociale, mais ne paye plus que 600/2=300 euros de loyer donc économise 100 euros chacun sur le logement. Il faudrait intégrer ceci dans le calcul pour être plus rigoureux dans la dénonciation, et je me fais la même auto-critique, ce qui nécessite par la même occasion de s’intéresser au fonctionnement de l’APL, qui est encore plus compliqué et opaque que celui de l’AAH. Mais évidemment je suis d’accord avec ce malheureux constat car vivre à deux avec 629 euros par mois est dans tous les cas indécent! Je trouve que la situation est encore plus intolérable pour les personnes handicapées car d’une part il s’agit pour une grande partie de personnes dans l’incapacité de travailler, et qui n’ont donc aucune possibilité pour ne pas subir cette dépendance infligée, et d’autre part car on leur supprime cette allocation dite de handicap alors que leur handicap lui n’a absolument pas disparu et qu’il engendre de surcroît des coûts!

      Bref ce qui est certain c’est que 1) cette situation n’est pas acceptable et 2) qu’il est clair que le fonctionnement des prestations sociales est un foutoire monstre, que même les conseillers de la CAF ne maitrisent pas. Il serait donc souhaitable de mettre un terme à la situation de dépendance décrite et aussi de simplifier le système des allocations et plus généralement du système administratif. Le choix des solutions peut être varié, le revenu de base en est un parmi d’autres (qui m’intéresse car j’aime beaucoup les travaux de Bernard Friot également), mais il faudrait que le gouvernement se penche sérieusement sur ces questions en s’appuyant sur les propositions faites par vous et d’autres, et en effectuant leurs propres études comparatives à partir des chiffres qu’eux seuls possèdent (en partenariat avec l’Insee par exemple).

      Le problème à mon sens est le blocage des échanges au niveau de l’assemblée qui paralyse toute initiative possible. Je pense avoir montré – et je le déplore – que la question a été mainte fois posée et que les réponses sont toujours les même : un simple rappel de la législation ou comment dire diplomatiquement « c’est comme ça et pas autrement » 😉

      • covelli dit :

        je pense que un couple avec une personne handicape a 80% meme qui travail et qui vive correctement le ahh devrait etre sans condition de ressource car ont a pas ete gatee par la vie ont ne peut pas vivre comme tout le monde il y a pas mal de plaisir de la vie qu’ont ne peux pas faire ca serait normal.

        • covelli dit :

          kevin vous en pensez quoi de ce que j’ais dit plus haut merci.

          • Je ne suis pas de cet avis, je trouve normal que l’attribution de l’AAH soit soumise à condition de ressources. L’AAH est une aide financière qui permet d’assurer à la personne handicapée un revenu minimum. Par exemple, je travaille, et gagne 1700 euros par mois, ce qui me permet de vivre décemment et donc ne justifie pas le versement d’un revenu minimum supplémentaire, je suis même content de payer des impôts pour contribuer à la sécurité sociale. Pour autant je souligne le fait que les dépenses liées à la situation de handicap sont parfois exorbitantes, en ce sens la PCH ne remplit que partiellement son objectif, à savoir compenser le handicap, en ne permettant pas à un certain nombre de personnes handicapées de bénéficier d’aides techniques pourtant indispensables. Je trouve également anormal que le montant de l’AAH soit calculé à partir des ressources du conjoint, engendrant injustement une situation de dépendance financière.

  12. gremillet dit :

    bonjour mr polisano,
    je me permets de vous contacter car j’ai un peu de mal a comprendre (je suis nulle a la comprehension des phrases desolée). je vois par rapport a ce que vous dites que si le conjoint touche plus de (je crois)2300e l’aah sera reduit a zero or mon conjoint touche 2300e et j’ai la totalité de l’aah et mva.par contre ce qui me fait peur c’est que je me suis renseigné auj et j’ai droit a rien le jour ou je serai en retraite(ce qui est normale vu que je n’ai pas travaillé) ma question est dois je travailler ou pas en sachant que je suis reconnu handicapé depuis la naissance a 80 pour cent j’ai 3 enfants(9,10,15ans). pour l’heure actuelle ce n’est pas conseillé de travailler car apparamment c’est plus rentable (je ne paye pas d’impots et j’ai des aides) mais aurais je droit a une autre aide qui remplace l’aah apres 60ans?que me conseillerai vous?vous avez l’air si doué et j’ai besoin de votre aide (je n’ai plus confiance en la caf car ils se sont trompé pdt 5 ans sur mon dossier et m’ont mit dans une sacré …….. avnt de se rendre compte que j’avais le droit a l’aah malgres que j’etais en congé mat bref pour vous dire que je ne fais plus confiance) merci de m’avoir lit jusqu’au bout en esperant que vous pourrez m’aider a voir plus clair merci mme gremillet

  13. christian dit :

    Bravo, très bon article.
    Je gagne 2100 euros par mois et depuis que nous n’avons plus notre enfant à charge l’aah de ma compagne est annulé, comble de l’ironie je vais devoir payé aussi des impôts.
    Donc plus qu’une solution la séparation.
    La femme handicapée est considérée comme une prostituée, il lui est interdit de vivre en couple (sauf si le conjoint ne gagne pas plus que le smic)
    Je n’attend rien de ce gouvernement, ni de l’ump d’ailleurs.

  14. momo dit :

    Ma femme à la aah est moi sans emploi 00revenu si quoi mes droit

  15. Raphael dit :

    Et ben… si j’avais lu votre article avant nous n’aurions ma femme et moi pas fait de déclaration de vie commune…

    En plus, la CAF considère que nous sommes ensemble depuis juillet 2014 (date de mon arrivée en France) alors que nous ne sommes ensemble que depuis Janvier 2015.

    Un bien beau merdier qu’est tout cela…

  16. HAKEM CATHERINE dit :

    je fais parti de l’association NOUS AUSSI qui consiste à défendre les droits des personnes handicapées intellectuelles .
    Ils en a marrent que rien ne bouge et le gouvernement nous prends pour des marionnettes et ils sans rien à faire de nous .
    Tant qui se remplisses les poches tout vas bien pour eux , ils ne sont pas dans la merde en fin de mois .
    C’est une honte à époque ou ont ai cela devrait pas existées cette misère .
    Ils fautes ce battre ensembles pour que sa bouge .
    Ils ne faut plus voter la droite et la gauche et eux qui nous ont m’y dans la merde et faut banir

    • Hays Mélissa dit :

      Ça malheureusement, on aura beau se battre pour essayé d’obtenir quelque chose du gouvernement pour nous personnes handicapées (je le suis aussi depuis 15 ans), c’est comme patauger dans la choucroute ! Déjà que les français « valides » ne sont plus écoutés, nous (par rapport au gvt j’entends) on est de la sous-catégorie. Ils prêchent la bonne parole en notre faveur pour se donner bonne-figure mais voilà c’est que des mots en l’air, comme le discours du père Hollande dans une des vidéos au-dessus. Ce qui prouve qu’il y a encore et toujours un fossé entre la société et les personnes handicapées. Tant qu’ils ne seront pas eux-même confronté à cette réalité, ils s’en fichent !

  17. Lili dit :

    Bonjour,
    Je trouve cet article (que je viens de découvrir) très pertinent !
    Je vais « revenir y faire un tour » et le conseiller !
    Il reflète le cas, hélas, de plusieurs personnes handicapées.
    Je me dis qu’avant de mettre le mariage pour Tous dans la législation, rien n’a été mis en place à ce jour pour tant de personnes dites « en couple » handicapées.
    Ce que j’aimais travailler quand je le pouvais ! et pourtant j’en ai bavé pour m’y rendre au travail ! j’étais secrétaire… mais cela c’est du passé… je ne peux plus.
    Ce qu’il ne faut pas oublier cependant, c’est que des personnes qui travaillent devraient percevoir moins sur ce fait je suis d’accord, mais si elles sont dans un milieu dit « normal ».
    Comment peut-on retirer complètement l’AAH à une personne travaillant en ESAT ? savez-vous les conditions de travail de ces personnes ?
    J’ai visité pour mon enfant, lui-même handicapé, des ateliers. La buanderie par exemple. Je ne suis pas certaine qu’une personne « normale » tiendrait le rythme en pleine chaleur ! il ne faut pas croire que dans ces milieux-là c’est « le club Med » !
    Je pense aussi qu’il faut reconnaître les pourcentages de l’Handicap, après tout il existe des pourcentages, ce n’est pas fait pour rien !
    D’autre part, je m’inquiète pour les fraudes qui existent à ce jour au détriment des personnes handicapées.
    Je n’aime pas qu’une personne qui a la jambe dans le plâtre se dise « handicapée » et je n’ai au égard pour la personne qui prendra une place handicapée sans GIC !
    Je fais une parfaite distinction entre une personne qui a 30 % d’Handicap (ce que j’aimerai avoir ce « 30 % ») avec une personne qui en a 80 % et là, je ne pense pas qu’elle puisse travailler ! ou bien elle se force à le faire -même si sa Vie en dépend- car justement son AAH ne lui permet plus de faire face aux dépenses actuelles.
    Je percevais de la C.A.F. (handicapée épileptique à plus de 82 %) une somme de plus de 180 €uros/mois l’année précédente (je ne pouvais plus travailler depuis 2001).
    Mon Mari perçoit moins de 2 000 €uros/mois.
    Je n’ai jamais « glandé » et j’ai pris le bus (ne pouvant conduire, marché pour me rendre à mon travail jusqu’à ce que je ne le puisse plus).
    Ma maladie (l’épilepsie) a évolué et je ne perçois à ce jour plus que 37 €uros/mois (non je n’oublie aucun « 0 » !!!).
    J’ai envoyé un mail -pensant au départ à un oubli- à la C.A.F. qui m’a récrit :
    « Nous vous confirmons que conformément à notre législation les droits à l’allocation aux adultes handicapés sont calculés sur la base des revenus du foyer. Toutefois un abattement supplémentaire de 20% est appliqué sur les revenus du foyer. Ainsi sur les salaires 2013 de Monsieur nous déduisons 10% fiscaux puis 20% supplémentaires et un abattement invalide ».
    Donc la C.A.F. a un logiciel avec une petite « grille » qui lui permet de saisir les données de Ressources auxquelles nous pouvons avoir droit selon la Loi et c’est bien là que le bas blesse !
    Voilà ce que nous en sommes à l’heure actuel pour le calcul de nos droits à l’AAH ! conjoints/concubins/pacsés : pour tous c’est pareil !
    J’avais déjà envoyé sous l’ancien gouvernement la problèmatique sérieuse du Calcul selon le Plafond CAF mis en place mais on m’a plutôt répondu de mise en place dans les villes d’accès handicapés etc…
    J’ai participé à une manifestation sur Grenoble pour que les Handicapés ne soient pas mis de côté et qu’il y ait une revalorisation de l’AAH et un calcul sans prise en compte de ressources du conjoint.
    D’autres manifestations s’étaient produites dans d’autres villes (les médias n’en avaient pas beaucoup parlé…).
    J’ai envoyé à Mme Neuville (Secrétariat au Ministère du Handicap et de l’Exclusion) un mail en expliquant le versement de l’AAH avec son incohérent plafond CAF qui serait « à revoir » ! en effet, pourquoi ne pas soit supprimer ou augmenter ce stupide plafond qui est vraiment lamentable correspondant à peu près à 19 200 €uros (en couple). Bien sûr, sa réponse n’a pas été juste et réaliste, on pouvait lire que celle-ci « correspond à un minium ressources » (sauf que je n’en ai aucune et que mon Mari n’a pas un salaire mirobolant Lui !). Puis sa greffe termine son mail avec cette ligne « L’AAH conserve donc sa vocation initiale, celle d’apporter un revenu de subsistance minimal, plus favorale que le RSA (c’est clair qu’avec 37 €uros/mois je peux faire mes courses correctement !!!). Inutile de souligner que mes fins de mois sont « serrées » et que je ne m’accorde pas beaucoup de sorties !
    Ironie du sort, mon fils handicapée à la naissance est sous tutelle (nous avons préféré pour son bien) de mon Mari.
    Il perçoit sa PCH que depuis 2 ans alors qu’il a de nombreuses pathologies (mais les dossiers sont un peu fait étrangement n’est-ce pas ?), et cette fameuse PCH est versée sur le compte non de l’aidant familial (notre compte) mais sur le sien car « cela se fait automatiquement ainsi » !
    Donc, avec mon épilepsie je m’occupe de mon fils et mis à part le salaire de mon mari, je ne perçois que 37 euros/mois !
    Si on combat l’Exclusion des personnes Handicapés, comment peut-on dire que nous sommes dans un système juste ?!
    Si je fais le constat de mes ressources (ressources en couple), c’est que l’on peut chacun obtenir moins de 900 euros/mois ET comment devrait-on compenser avec le salaire du conjoint valide alors que lui-même doit faire face, dans la Vie quotidienne, à tous les problèmes ?!

    S’il y a eu une Loi en 1975 (abrogée) puis en 2005 pour l’Egalité des chances comment avons-nous pu laisser faire ça, comment les dirigeants ont pu voter ça ?
    Ce qu’il faut savoir c’est qu’une pension d’invalidité n’est pas soumise à une condition de Ressources elle, quelque soit sa propre catégorie ! alors ?!
    Continuons à signer les pétitions (en tapant pétition aah en couple nous en trouvons, elles commencent à porter leur fruit petit à petit), essayons d’envoyer des mails, de mettre des pages sur des réseaux sociaux, d’organiser des manifestations ! les politiques ne « bougent pas » ! faisons-nous entendre et ne baissons pas les bras ! envoyez des mails !
    Courage…
    Lili
    France/Isère

  18. d'agostino dit :

    bonjour je viens d emmenager avec mon amis ,je suis en aah depuis 4 ans ,avec je site votre orientation professionnelle a etait rejeter,donc je peut pas travailler,je viens d apprendre aujourdhui meme que ma aah a etait suspendu du faite que je vie avec mr ,je suis ny marier ny pacses ,je voudrait s avoir ce que cela veux dire ,j ai contacter la presse pour faire voir que la France a de grosse l acunne,ont et des etre humain,

  19. Sabi dit :

    Bonjour Kevin, j’ai besoin de vos lumières 😉 pour une situation. J’ai l’aah à taux plein (807,65€) Si j’en ménageait avec mon compagnon qui lui perçois également l’aah+forfait cécité+l’aide au logement, est ce qu’ils recalculeront nos droit à chacun en se déclarant ensemble? Quel revenu est pris en compte dans le calcul des plafonds lorsque les 2 personnes sont handicapé à +80%? Je vous remercie par avance pour les réponses que vous pourrez m’apporter car je suis vraiment perdu, et à la caf jamais personnes n’a le même son de cloche! Cordialement

  20. neve dit :

    Monsieur,

    je reviens vers vous car je viens d’être concernée par cette problématique dont vous parlez: j’ai voulu être hônnete et ai cru au bonheur en me pacsant avec mon ami. Je ne reçois plus ni l’AAH, ni l’Allocation logement (il est venu vivre avec moi récemment, et ce parce qu’il a été licencié, et a trouvé un emploi dans ma ville). Nous allons nous dépacser et il va prendre un autre logement. Toutefois, j’aimerais éviter l’un des deux. Est-ce le PACS ou la vie commune qui est responsable de ma perte d’AAH?

    En vous remerciant, veuillez recevoir mes sincères salutations

    • Bonjour Lauriane,

      Le seul fait d’habiter sous le même toit que votre conjoint peut effectivement engendrer une perte (partielle ou totale) d’AAH et d’APL, car ses revenus sont pris en compte dans le calcul du montant versé, et si vous êtes en gestion annuelle alors c’est sur les revenus d’il y a 2 ans que s’établissent ces deux montants.

      Courage…

  21. Camille dit :

    Bonjour, voilà moi je voudrais savoir, je touche l’aah à taux plein (80 %) plus la majoration à la vie autonome, je voudrais me déclarer avec mon conjoint qui à des salaires variables de 1400 à 1700 euros par mois et nous avons un fils de 16 mois, vais-je perdre au niveau du montant de mon AAH ? merci.

  22. mrtintin dit :

    une honte , la triste réalité il faux mieux être sans papier en pleine santé et vivre du RSA d’aide sociale CMU bouffer au resto du coeur , que être handicapé avoir droit à rien de celà , et vivre seul sous peine d’appauvrir votre mére soeur ami concubain ou toutes personnes vivant avec vous , la caf vous mettra ainsi en couple , et donc vous insultera d’ homo ou lesbienne si vous vivez chez un une ami puisqu’il vous maittrons en couple , alors que le partage de logement existe
    ah oui je doit être zéophile aussi je vis avec mon chien
    Hollande Sarko et les autres son des PORC escro menteur

  23. Peggy dit :

    Bonjour,
    Merci Kevin pour tes articles très détaillés..
    Je voulais rajouter une information d’une étude réalisée par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales menée récemment. Cette dernière détaille le profil des victimes de violences conjugales en France. Il s’avère qu’en France : « 39‰ des femmes en situation de handicap ou « ayant quelques gênes ou difficultés dans la vie quotidienne » déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint cohabitant au cours des deux dernières années. Un taux significativement supérieur à celui des autres femmes en couple cohabitant, qui avoisine les 18‰.  »
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/voila-a-quoi-ressemblent-les-victimes-de-violences-conjugales_1773630.html
    Ce point est d’autant important et est l’une des conséquences peut-être également de cette dépendance financière au conjoint validée et voulue par l’état…En plus de la problématique liée au handicap, cette dépendance supplémentaire fait d’une personne handicapée, une personne en position infantile, dépendant(e) financière de son conjoint, une situation qui ne peut que positionner la personne dans une position délicate en engendrant peut-être certains de ces chiffres ?
    Je suis de ton combat..Comment faire remonter ces sonnettes d’alarmes en un lieu où on saurait nous entendre et modifier certains aspects de l’AAH, comme la faire sortir des minima sociaux ?

  24. Gilson sandra dit :

    Bonjour a tous et toutes,

    J’aimerais savoir si je me marie avec mon conjoint, que se passe t’il pour se qui perçoivent le forfait surdité et de 370.74 par mois ?
    Puis les revenus impôts c’est a dire se qu’on paye ( pas nous les handicaper ) par an diminues t’il si il est marié avec une handicap ?
    Pour un achat de maison est se que sa pose des problèmes a des banques ? cause une amie a moi a demande un prêt a la banque qui a était refuse car son handicap ( sourde comme moi ) est considère comme une maladie que doit-je faire face a sa ?

    Merci de votre compréhensions et vos avis
    Passez une bonne soirée sandra gilson

  25. Dom dit :

    Bonjour Kevin
    Tout d’abord je vous remercie pour votre aide pour les handicapés
    je viens de lire cette question au sénat sur la déconnexion de l’aah des revenus du conjoint il semble que le ministre des affaires sociales a un calcul différent du votre
    Je me suis penchée sur ce calcul et n’arrive pas à obtenir son résultat soit 2240 €
    J’ai interrogé le gouvernement pour obtenir un éclaircissement .
    Pouvez vous me donner votre avis
    Bonne journée
    Dom

  26. Dom dit :

    pour les lecteurs suite à mon message précédent

    voici la question et la réponse de la ministre des affaires sociales

    Base Questions > 2016
    Déconnexion de l’allocation aux adultes handicapés des ressources du conjoint
    14e législature

    Question écrite n° 21934 de M. François Marc (Finistère – Socialiste et républicain)
    publiée dans le JO Sénat du 26/05/2016 – page 2141
    M. François Marc attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le mode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) s’agissant des personnes en situation de handicap vivant en couple. Minimum social financé par la solidarité nationale, l’AAH est soumise à une condition de ressources.
    Les situations observées sur le terrain révèlent que l’AAH versée à la personne handicapée décroît proportionnellement à l’augmentation du revenu du conjoint ; ceci créant une dépendance des plus mal ressenties par les allocataires.
    Le mode de calcul dans l’attribution de cette allocation aboutit en définitive à pénaliser toute personne en situation de handicap vivant avec quelqu’un d’autre puisque cela impacte à la baisse les montants alloués. Dans certains cas, ce mode de calcul finit par se solder par un renoncement à la vie en couple. Dans d’autres, par des comportements de fraude.
    Dans le cadre de la refonte globale des minima sociaux annoncée pour 2018, l’association des paralysés de France (APF) rappelle le changement auquel aspirent les personnes en situation de handicap, à savoir la création d’un revenu personnel d’existence décent, dont le calcul serait déconnecté des ressources du conjoint, l’attribution sécurisée et l’octroi des droits connexes simplifié et automatisé.
    Afin de pouvoir renseigner les intéressés sur les changements possibles dans le cadre de cette refonte des minima sociaux, il souhaiterait savoir si une modification du mode de calcul de l’AAH peut être envisagée.

    Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé
    publiée dans le JO Sénat du 15/09/2016 – page 3914
    L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une prestation sociale qui a pour but de garantir un minimum de ressources aux personnes handicapées. Ce minimum social assuré par la solidarité nationale tient logiquement compte des autres ressources des personnes qui le perçoivent, notamment au revenu du conjoint, du concubin ou du partenaire de pacte civil de solidarité, ce qui est cohérent, s’agissant d’un minimum social compensant l’absence ou la faiblesse des ressources du foyer. À cet égard, les règles applicables à l’AAH sont d’ailleurs plus favorables que celles qui sont retenues pour d’autres minima comme le revenu de solidarité active (RSA) ou le minimum vieillesse. En effet, le plafond de ressources pour un couple est le double de celui qui s’applique pour un célibataire, alors que le plafond pour les couples représente 1,5 à 1,55 fois celui des célibataires pour le RSA et le minimum vieillesse. En outre, les ressources prises en considération sont constituées par les revenus nets catégoriels retenus pour l’établissement de l’impôt sur le revenu, après abattements fiscaux, auxquels s’ajoutent, le cas échéant, les abattements spécifiques aux personnes invalides. Par ailleurs, les revenus du conjoint sont pris en compte après application d’un abattement de 20 %. La situation des personnes bénéficiaires de l’AAH en couple s’avère donc nettement plus favorable que celle des autres bénéficiaires de minima sociaux. C’est ainsi que, pour un couple sans enfant dont le bénéficiaire de l’AAH ne travaille pas, mais dont le conjoint exerce une activité professionnelle, le versement de l’allocation n’est suspendu que si le conjoint perçoit une rémunération nette mensuelle supérieure à un peu plus de 2 240 euros.

  27. Maëlle dit :

    Kévin, merci. C’est agréable de voir la vérité sur cette injustice écrite sur votre article mais si révoltante à la fois. J’ai 29 ans. J’ai eu un AVC à 15 ans. Et j’ai des séquelles suite à cette accident. Mes handicaps sont invisibles mais ils m’empêchent d’être capable de travailler, pourtant j’ai tout essayé pour récupérer et y arriver, c’est une longue histoire. Bref, :). Je touche l’AAH, environ 800 euros par mois et je remercie à mon pays et aux personnes qui payent leurs impôts, pour que je puisse garder pendant quelques années : l’estime de soi et être tout de même une personne dans notre société. Bref, je sais que si je continue ma relation avec l’homme dont je suis tombée amoureuse, si je vis avec lui, je vais vivre l’amputation totale de l’aah et je vais être dépendante de lui. Je ne suis pas prête d’être un animal domestique. je vais pouvoir manger grâce à lui, je vais pouvoir me laver grâce à lui, je vais pouvoir sortir grâce lui. Je préfère vivre humaine une seule journée, qu’une vie d’animal domestique même si j’adore les chiens.
    MERCI SARKOZY
    DONNE LA PAPATTE ! VIVE LA REPUBLIQUE
    OU EST LA BABALLE ? ET VIVE LA FRANCE !!!
    (et merci Hollande de ne pas avoir réparer l’erreur de Sarkozy)

  28. Anis Tissot dit :

    Bonsoir ,je voulais savoir si il y a des personnes dans le meme cas que moi.J’ai 34 ans je travaille en milieux Esat je perçois ma rémunération de garantie de 575 euros par mois ,plus le cumul de l’aah que j’avais a taux pleins ,puis qui a baisser de 570 euros mensuel ,suite a mon entréé a l’esat.Je me suis marié récemment et le salaire de ma femme est de 1780 euros mensuel,nous dépassons le plafond de ressources meme avec deux enfants et j’ai perdu le reste de ma totalité de mon AAh ,il ne me reste que mes 575 euros d’ESAT a travailler 35h par semaine ,c’est scandaleux ,moi qui me suis toujours débrouiller seul et plus mon handicap ,je ne peux aider ma femme financièrement,au plaisir de lire d’autres personnes dans ma situation,cordialement

  29. Gus dit :

    Bonjour,
    D’abord merci pour votre soutien pour les handicapés.
    Quand on vous annonce que vous êtes condamné à vivre sans emploi, c’est comme une condamnation à mort.
    On dépend des États, on n’est pas influents, nos revenus n’évoluent plus et dépendent de plein de facteurs comme le conjoint, que vous dénoncez. On envie les autres personnes en bonne santé (qui représentent 85% des humains dans le monde, car seule 15% selon l’OMS, pire 10% seulement selon les Nations Unis, soit la plus petite minorité d’humains dans le monde sont handicapés).
    Pour les tarifs SNCF, aucune avantage pour soi si on a entre 27 à 70 ans, aucune aide au permis, aucune aide aux études si on peut étudier (pour espérer quelque chose), dans les transports en communs, on se voit infliger les plein tarifs si on n’est pas jeune ou âgé. De même, pas d’accès à la CMU où a certains réductions de tarifs énergétiques (comme l’eau).
    Les pays étrangers n’acceptent les handicapés que s’ils peuvent subvenir à leur besoins seuls (Belgique, Suisse, Canada….) condamnant de fait les handicapés interdits d’emplois.
    Je vois mon handicap comme une condamnation à mort, mais à une mort lente, seul et sans avenir, même mourir dans la dignité est puni.

  30. GAUTIER dit :

    Je suis la sœur d’ une personne autiste de haut niveau.Son handicap lui occasionne des troubles attentionnels et d’hypersensibilité sensorielle et des difficultés dans les relations sociales ,ce qui rend difficile sa vie sociale et impacte beaucoup ses possibilités professionnelles.Etant un garçon très intelligent il met en place des stratégies pour compenser ses difficultés. Il rencontre des personnes féminines pas forcément handicapées comme lui.Cette allocation ,source principale de revenu pour lui ,constitue un « sur handicap  » d’être à la charge financière de sa conjointe,si il rencontre l’ âme sœur.A moins qu’ il choisisse de rencontrer uniquement une personne handicapée ou au SMIC!
    En cas d’hospitalisation ou d’accueil en établissement médico-social pendant plus de 60 jours, il faut préciser que l’allocation sera réduite de 70% si le bénéficiaire n’est pas redevable du forfait hospitalier. (exemple: si elle est bénéficaire de la CMU-C). C’est donc une autre injustice et un stress supplémentaire pour elle.Car perdre son logement ou se surendetter parce qu’on ne peut plus payer son loyer , ses abonnements,ses crédits en cours car on est une personne handicapée avec un problème de santé important est terriblement injuste!

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